Cinquante-cinq centimètres pour un adulte : ce record est aussi un parcours, puisque l’intéressée a fini par devenir actrice dans son pays, ce qui déplace le regard porté sur elle.
La femme la plus petite du monde est d’origine indienne ; mesurant 55,88 cm et pesant 5,25 kg, Jyoti Amge a la taille d’une petite fille ! Née le 16 décembre 1993, la jeune femme a toujours été ainsi ; un garçonnet d’un an environ dépasse facilement la taille de la jeune femme. La jeune fille est une étudiante plutôt douée de la Bhartiya Primary School de Nagpur, une école située en Inde. La jeune femme bénéficie de l’aide de ses camarades et de l’attention de ses professeurs pour l’aider dans ses études.

Une taille, un cadre de vie
L’achondroplasie, la forme la plus fréquente de nanisme, touche le développement des os longs et s’accompagne d’une taille adulte souvent inférieure à un mètre trente. Les personnes concernées peuvent mener une vie professionnelle et sociale ordinaire, à condition que l’environnement soit adapté : plans de travail, sanitaires, transports. Les records de petite taille se mesurent en cabinet médical, avec une toise ou une règle graduée posée sur le sol, et sont généralement homologués après plusieurs passages.
La jeune fille soulève un vif intérêt de la part des médias, et une émission télévisée lui a même été consacrée : il s’agit de Bodyshock : Two Foot Tall Teen. Si la jeune fille est d’une si petite taille, c’est parce qu’elle souffre de la plus grave maladie de nanisme, l’achondroplasia. Cette maladie, qui est très rare, empêche l’enfant de correctement grandir : les personnes souffrant de cette maladie sont donc condamnées à rester de très petite taille toute leur vie. Cependant, cette maladie n’occasionne aucune lésion sévère sur l’organisme : la jeune Jyoti s’apprête donc à finir ses brillantes études et à commencer à travailler.
La visibilité médiatique de ces cas a au moins un effet utile : elle oblige les lieux publics à parler d’accessibilité. Le reste appartient à la personne, pas au record.
